Nouveautés





Jacques Vieille

Texte de Philippe Duboÿ, notices de Gérard Lapalus

21 x 29,7 cm, 160 pages, 86 illustrations, broché avec grands rabats
30 € – ISBN : 978-2-35906-051-5
Trilingue : français / anglais / allemand

Édité avec le soutien de la galerie Bernard Jordan, Paris ; l’AGART, Amilly ; Martial Vieille ;
l’Association de développement culturel et artistique des Côtes d’Armor – Itinéraires-Bis ;
et avec le soutien du Centre national des arts plastiques (aide à l’édition imprimée),
ministère de la Culture et de la Communication.


Cet ouvrage tend à mettre en avant le travail de conception théorique de l'artiste, ses principes d'architecture civile
– idée générale, ornements, ordres, essences – dans la tradition des traités d'architecture du XVIIIe siècle.


Esthétiques du pire – Premier colloque du Centre Pompidou-Metz

Collectif sous la direction de Richard Conte

15 x 21 cm, 248 pages, 15 illustrations et facsimilé des notes du dernier discours en public d'Édouard Glissant, broché
25 € – ISBN : 978-2-35906-066-9

Devant les effets imminents du changement climatique, les dérives des biotechnologies, les ravages de la déforestation incontrôlée et devant la longue liste des catastrophes annoncées, la création, qu’elle soit d’ordre scientifique ou artistique, est mise en demeure de se poser des questions d’ordre philosophique, éthique et finalement politique. Saura-t-on s’interdire le clonage reproductif humain ? Pourra-t-on limiter les gaz à effet de serre ? Où va nous mener le pouvoir sans bornes donné à la spéculation financière entraînant certains pays européens au bord de la banqueroute ? Si le prodigieux développement des technosciences et de leurs multiples applications nous fascine, le prix à payer nous apparaît souvent exorbitant ; au point qu’une prise de conscience semble émerger tardivement, après un long purgatoire d’incrédulité ou d’inconscience collective. Les propositions des artistes, scientifiques, botanistes, spécialistes des risques dits « naturels », philosophes et écrivains, réunis ici, versent un contrepoison tonique face au lourd pathos des catastrophes, des bains de sang et des marées de larmes : autant de semences pour retrouver le chemin du « meilleur » plutôt que de se résoudre
au pire.


François Rouan - Découpe / Modèle – 1965-2009

Texte de Philip Armstrong

18 x 21,5 cm, 64 pages, 34 illustrations, broché
18 € - ISBN : 978-2-35906-037-9
Bilingue : français / anglais

Coédité avec la galerie Jean Fournier, Paris

Le projet de François Rouan – quelles que soient les époques ou les séries – répond au même et fidèle questionnement amorcé dès 1965 :
l'exploration toujours renouvelée du pouvoir de la peinture au-delà et en deça de l'image.
Le défi majeur posé par son œuvre est sa façon d'aborder la question de son impossibilité et de toujours y revenir.



Les Journées

Camille Saint-Jacques

12,5 x 19,5 cm, 160 pages, broché sous jaquette
22 € - ISBN : 978-2-35906-068-3

Coédité avec le 19, Centre régional d'art contemporain, Montbéliard

Une « journée », le mot désigne la surface d’enduit frais qu’un fresquiste prépare pour sa journée de travail.
Ses dimensions varient selon la saison, la difficulté dumotif à peindre, la commodité de l’endroit, les courants d’air…
Ce livre est un récit. Plus qu’un essai ou un journal d’atelier, il raconte finalement moins comment l’artiste peint que ce
que l’expérience de la peinture fait au peintre. Un livre plein d’images mais sans reproductions, sur l’histoire millénaire,
commune et singulière du couple romanesque que forment le peintre et la peinture. Qu’on le prenne comme une invitation
à peindre, un enseignement, un roman…


Louis Pons. La plume est le dard du dessinateur

Textes de Benoît Decron, Fabrice Flahutez et Pierre Tilman

21 x 26,6 cm, 112 pages, 80 illustrations, broché avec grands rabats
22 € - ISBN : 978-2-35906-061-4

Coédité avec le musée Fenaille, Communauté d'agglomération du Grand Rodez

Louis Pons est un artiste précieux, inassimilable à une quelconque école. Il est l’auteur de milliers de dessins réalisés pendant près
de cinquante ans de manière compulsive à la plume, à l’encre de Chine ou en sépia, de toutes dimensions. Il donne corps à un monde
trouble avec les moyens d’une technique remarquable, écorchant la feuille pour faire surgir du blanc sous les hachures et les traits
redoublés : êtres humains et animaux étranges. Pons pratique le dessin comme une religion, traquant tous les détails du réel, pour
atteindre le fantastique. Son univers graphique est unique, effrayant, raffiné et chargé d’humour.




Gérard Garouste et La Source

Entretien de Gérard Garouste avec Numa Hambursin

16 x 24 cm, 64 pages, 35 illustrations, cartonné contrecollé
25 € - ISBN : 978-2-35906-057-7

Coédité avec le Carré Sainte-Anne, Montpellier

Un ensemble d’œuvres exceptionnelles de Gérard Garouste, inspiré de textes littéraires fondamentaux – Dante, Virgile, Cervantès
ou Rabelais – revêt dans le cadre néo-gothique de la belle église désacralisée du Carré Sainte-Anne, à Montpellier, une dimension
toute particulière. En regard, les œuvres réalisées par des enfants, en collaboration avec des artistes comme Robert Combas, Richard
Di Rosa, Sarkis…, au sein de l’association « La Source » – créée par Gérard Garouste en 1991 – témoignent avec émotion de la possibilité
offerte aux jeunes de milieux culturellement défavorisés de rencontrer l’art et de disposer à leur tour d’un formidable outil d’expression.



Marc Desgrandchamps. Le Dernier Rivage

Textes de Numa Hambursin et Richard Leydier

16 x 24 cm, 64 pages, 50 illustrations, cartonné contrecollé
25 € - ISBN : 978-2-35906-056-0

Coédité avec le Carré Sainte-Anne, Montpellier

1959 – Dans le film On the Beach (titre français : Le Dernier Rivage) du réalisateur Stanley Kramer, les habitants de Melbourne vivent
leurs dernières semaines après qu’un conflit nucléaire a exterminé les populations de l’hémisphère nord. Pendant que le nuage atomique
descend inexorablement vers le sud, ils continuent de travailler, élèvent leurs enfants, se baignent, profitent du soleil de l’été austral.
2011 – Dans la nef de la belle église désacralisée du Carré Sainte-Anne, à Montpellier, Marc Desgrandchamps expose des tableaux
de baigneuses et de marcheuses insouciantes. Elles paraissent indifférentes aux avions menaçants, peu concernées par la lente désagrégation
de leur corps par une matière picturale liquide. Ces œuvres partagent avec Le Dernier Rivage une tonalité crépusculaire, entre la lumière
et l’ombre, entre carpe diem et memento mori.



Jean François Maurige. Tableaux 1982-1984. Tableaux 2007-2010

Texte de Patrick Javault

16 x 21,5 cm, 136 pages, 30 illustrations, broché, coutures apparentes
20 € - ISBN : 978-2-35906-059-1
Bilingue français / anglais

Coédité avec la galerie Jean Fournier et la galerie Bernard Jordan, Paris

Jean François Maurige utilise un protocole mis en place progressivement depuis les années quatre-vingt, tout en y apportant des variantes.
Une toile de confection rouge est préparée avec une peinture acrylique blanche très liquide, passée à la brosse verticalement sur la toile
agrafée au mur. Alors qu'il inscrivait par frottage une large bande verticale de couleur noire, cette bande au départ centrale, l’était
de moins en moins ces dernières années jusqu’à venir jouer étonnamment avec le bord de la toile ouvrant plus encore vers le hors-champ
du tableau. Le marquage noir encore présent tend à disparaître dans les toiles plus récentes. Une fois la toile montée sur châssis,
le peintre peut alors passer du rouge, d’où s’extrait des formes qu’il manipule. La dernière étape consiste à retourner le tableau au sol
afin « d’éclaircir la couleur », d’effacer le geste, d’écraser la peinture pour confirmer la planéité. L’empreinte de deux lignes parallèles apparaît suite à cette
action qui vient perturber le procédé. Ainsi, selon l’irrégularité du sol ou la disposition de la toile des traces différentes s’inscrivent.


Jean-Marc Rochette. Du privilège de la verticalité

Textes de Élisabeth Chambon, Laurence Huault-Nesme et Jean-Marc Rochette

21,5 x 27 cm, 96 pages, 70 illustrations, reliure intégra
30 € - ISBN : 978-2-35906-063-8

Coédité avec le musée Géo-Charles, Échirolles

« Ce qu’il met sous nos yeux, le nez dessus, est concentré, rassemblé. Sa façon de peindre n’est sans doute pas étrangère à “ce climat”
du paysage où la marche robuste et émerveillée se manifeste dans le tableau. Une marche du corps qui sait où elle est, s’avance jusqu’aux
extrêmes limites et reste face à face avec les forces premières, d’un monde érigé, debout. Oui c’est bien de cela qu’il s’agit, un portrait
d’artiste en grimpeur, avec cette perception de lui-même très intense. » Élisabeth Chambon




Elsa Mazeau. La langue géographique

Textes de Jean-Claude Moineau et Cédric Schönwald. Entretien avec Olivier Marbœuf

17 x 23 cm, 128 pages, 110 illustrations, broché
25 € - ISBN : 978-2-35906-052-2

Le travail d’Elsa Mazeau s’inscrit dans le tissu social et explore les manières dont les individus sont déterminés par leur environnement.
Le loisir, le temps libre, le travail, l’habitat sont autant de révélateurs des représentations identitaires, fantasmées ou réelles. Les images
d’Elsa Mazeau parlent, et elles nous parlent. Elsa Mazeau transforme ainsi ceux qu’elle photographie et filme à la fois en modèles
et en acteurs. Mais, elle ne leur demande jamais de se confesser devant l’appareil. Elle ne cherche en rien à « pénétrer », encore moins à
rendre publique, leur intimité. Elle se comporte comme une enquêtrice, non en vue d’une enquête policière ou sociologique, mais
davantage en rapport à une enquête d’opinion, se bornant à enregistrer les opinions et les choix de ceux qu’elle interroge.




Didier Hagège. 1990-2010

Textes de Gérard Barrière, Jean-Paul Gavard-Perret, Itzak Goldberg, Pascal Polar

24 x 30 cm, 168 pages, 120 illustrations, cartonné contrecollé
30 € - ISBN : 978-2-35906-055-3

L'œuvre de Didier Hagège se situe entre collage, peinture, et gravure, utilisant les trois techniques dans une superposition subtile.
C'est à partir des année 80, que Didier Hagège se nourrit de ses voyages  : Italie, Afrique, Moyen-Orient, New York, Paris, Marseille,
et y installe successivement son atelier. À chaque période de sa création correspondent les lieux où il crée ses œuvres, en y intégrant
les objets du quotidien. Ce livre permet de retracer, à travers une sélection d’œuvres, les vingt années de recherche et de maturation
de son art.






Femmes de Mallarmé

Texte d'Anne Borrel

19 x 25 cm, 120 pages, 90 illustrations, broché, dorure sur tranche
25 € - ISBN : 978-2-35906-054-6
Coédité avec le Conseil général de Seine-et-Marne / musée départemental Stéphane-Mallarmé

Stéphane Mallarmé aima les femmes et s’en entoura jusqu’à la fin de sa vie : maîtresses, amies, confidentes, muses, danseuses,
Parisiennes mais aussi nymphes. À travers la mise en perspective de photographies, peintures, dessins, gravures, documents
d’archives et autres objets divers (robes, fleurs séchées, bijoux, mèches de cheveux, éventails), cet ouvrage s’attache d’une part
à la présentation des femmes ayant gravité autour du poète et inspiré son oeuvre : la séduisante Méry Laurent, qui fut
également maîtresse et modèle d’Édouard Manet ; Berthe Morisot, « la belle peintre » impressionniste ; Misia Natanson, l’égérie
des Nabis... – et, d’autre part, évoque les figures féminines de ses textes, de la fatale « Hérodiade au clair regard de diamant » à
« l’incarnat léger » des Nymphes de L’Après-midi d’un faune, en passant par Sainte Cécile, la « Sainte pâle » et « musicienne du
silence ».


Frédérique Lucien. Introspectives

Textes de Marion Daniel, Karim Ghaddab, Olivier Kaeppelin

19 x 26,6 cm, 192 pages, 100 illustrations, cartonné contrecollé
Bilingue français / anglais
30 € – ISBN : 978-2-35906-050-8

Édité en partenariat avec Paris-musées ; la galerie Jean Fournier, Paris ; les musées des Beaux-Arts de Brest
et Vannes et l’AADPA, Paris


Née en 1960, Frédérique Lucien a toujours été attentive à la nature, au végétal. Elle la contemple et y puise le prétexte
à sontravail. Entre une abstraction et une réalité qui ont perdu toute frontière, toute limite discernable, les estampes,
peintures,dessins et installations de l’artiste se déploient en des séries qui naissent les unes après les autres.
À partir de techniques et de médiums différents – céramiques, crayons, gouaches, découpes de toile… – Frédérique Lucien
questionne la ligne, sa fragilité, sa légèreté, la contradiction qui émane d’elle engendrant à la fois le plein et le vide.
Simples mouvements de lignes, couleurs monochromes qui jouent de découpes et de vides, curieuses taches d’encre noire qui renvoient
le regard à quelque chose d’informel et d’organique, multiplication, déclinaison formelle, les œuvres de Frédérique Lucien
traduisent les tensions, mouvements, énergies, relevant d’un principe vital, et dont il ne reste que le trait, l’empreinte, la trace
de vie… Les œuvres récentes viennent conforter, ouvrir et intensifier un processus artistique en germe depuis 1990.
Depuis vingt ans, Frédérique Lucien assemble, détourne, fait jouer les uns avec les autres les mêmes motifs et les mêmes
obsessions.

Claude Tétot

Texte d'Éric Suchère

24 x 18 cm, 32 pages, 13 illustrations, broché
Bilingue français / anglais
18 € – ISBN : 978-2-35906-049-2

Inclus un CD audio produit par O'Bahamas, Levallois-Perret :
« Fragments sur Claude Tétot, lecture par Éric Suchère »


Coédité avec la galerie Jean Fournier, Paris

Les couleurs sont les matériaux mêmes des peintures de Claude Tétot. Ici, celles des surfaces homogènes sont vives et
franches alors qu’à l’inverse celles des parties irrégulières sont nuancées, moins identifiables, présentant un mélange de
teintes. Les couleurs à l’instar des formes viennent non pas lutter avec le fond, mais tendent à lutter entre elles.
Nous retrouvons, dans les dernières peintures, des formes déjà présentes dans les toiles antérieures telles que la grille losangée
ou les bandes. Ces dernières sont soit segmentées d’aplats de diverses couleurs, soit de surfaces moins nettes. Les coulures et
les surfaces irrégulières sont plus fréquentes et toujours réalisées dans un geste maîtrisé. La tension des œuvres naît là aussi
de la confrontation entre ces différents espaces.

Delphine Gigoux-Martin. « Mémoires minuscules »

Textes de Sophie Biass-Fabiani, Emmanuel Latreille, Valérie Mazouin, Pascal Pique et Gaëlle Rageot-Deshayes
Entretien avec Frédéric Bouglé (bilingue français / anglais)
Préface de Claude d'Anthenaise

24 x 19 cm, 96 pages, 70 illustrations, reliure intégra
25 € – ISBN : 978-2-35906-047-8

Édité en partenariat avec le Centre d'art contemporain Chapelle Saint-Jacques, Saint-Gaudens ; le musée de l'Abbaye Sainte-Croix,
Les Sables d'Olonne ; les Amis du musée de l'Abbaye Sainte-Croix ; le Frac Languedoc-Roussillon ; les Abattoirs, Toulouse ; Les Brasseurs, Liège ;
Passe à ton voisin collectionneurs, Saint-Gaudens



« Depuis quelques années l’artiste fait cohabiter dans un continuum figuratif les animaux naturalisés et des dessins ou des
projections de dessins animés. Ces dessins renvoient toujours au registre de l’image illustrée dans la mesure où il s’agit de
dessins en noir et blanc, réalisés le plus souvent au fusain. La coexistence d’un objet figé dans la fiction d’une éternité
autorisée par la taxidermie et sa représentation sous forme d’images d’animaux en mouvement est productive d’incertitude,
d’ambivalence et peut conduire au malaise. La scène au sein de laquelle est invité à pénétrer le spectateur est constituée par la
mise en tension d’éléments relevant d’une narration unique, mais qui se fait sur des modes superposés et finit par multiplier les lignes du récit. L’histoire est simple :
elle est le plus souvent liée à la possibilité de figurer le moment de la mort, qui est aussi celui de l’immobilisation définitive, même si elle peut prendre la forme d’un
tremblement, d’un raidissement ou d’une crispation. » Sophie Biass-Fabiani

Luciano Fabro. Habiter l'autonomie

Collectif sous la direction de Bernhard Rüdiger

22 x 15,5 cm, 416 pages, 120 illustrations, broché avec grands rabats
Bilingue : français / anglais
25 € – ISBN : 978-2-35906-053-9

Édité par l'École nationale des beaux-arts de Lyon

Luciano Fabro (1936-2007) est l’un des protagonistes majeurs de l’Arte povera, qui regroupe, à la fin des années 1960,
un cercle de créateurs italiens parmi les plus novateurs de l’époque. Si l’artiste participe à l’ensemble des manifestations
du groupe, il n’en mène pas moins une démarche personnelle, singulière, souvent déroutante. Il a ainsi incarné l’autonomie
à sa manière tout au long de son parcours d’artiste et d’enseignant. Il a su maintenir une approche critique et une attitude
analytique l’amenant à questionner l’autonomie de l’artiste, de l’œuvre et de leur rapport à la cité. Par une importante
production de textes théoriques, il a défendu l’idée que le domaine spécifique de l’art est ce lieu où la liberté est un
dilettantisme engagé et l’œuvre le résultat d’une position d’auteur. À la lumière précise de son œuvre et de son travail
théorique, critiques, historiens de l’art, artistes et commissaires sont réunis ici pour réfléchir ensemble à la question de
l’autonomie et à la portée de l’œuvre de Luciano Fabro aujourd’hui. Existe-t-il une histoire, ou encore une forme de l’autonomie ?

Camille morte. Notes sur les Nymphéas

Texte de Jean-Paul Marcheschi

11 x 17 cm, 54 pages, broché avec rabats
13 € - ISBN : 978-2-35906-048-5

Le tableau de Claude Monet intitulé Camille sur son lit de mort a connu un destin étrange. Aussitôt peint, il fut mis au secret par l’artiste lui-même
et littéralement « enfoui ».
Il ne réapparaîtra que quatre-vingts ans plus tard, rejoignant alors la pleine visibilité historique, à l’occasion du don fait par Katia Granoff
à la galerie du Jeu de paume – musée du Louvre en 1963. Camille Monet, première femme du peintre, meurt, après une longue agonie,
le 5 septembre 1879. Il n’y a probablement pas de témoin lorsque Monet, dans la chambre funèbre de la maison de Vétheuil, s’apprête
à entreprendre son tableau. Dans une confidence faite bien plus tard à Clemenceau, Monet y fera allusion, mais à mots voilés, en prenant
soin de ne pas nommer son modèle. Que signifie cette omission du nom ? Et cette toile, que représente-t-elle dans la trajectoire
du peintre ? N’est-ce pas là, dans la béance provoquée par le deuil, que le peintre va conclure – mais souterrainement – son pacte obscur avec l’eau ?
Le peintre Jean-Paul Marcheschi revient sur cette œuvre, dans laquelle il voit l’origine de la grande aventure des Nymphéas.


Emmanuel Van der Meulen. Chronochromie

Texte de Sophie Kaplan

24 x 16 cm, 64 pages, 33 illustrations, reliure japonaise
15 € - ISBN : 978-2-35906-046-1

Coédité avec la galerie Jean Fournier, Paris

Faisant suite à Enten-Eller, Chronochromie permettra de découvrir un ensemble de peintures sur papier
d'Emmanuel Van der Meulen. Depuis 2007, ce travail sur papier accompagne, selon des cycles autonomes, des Suites,
son expérimentation de la couleur et la réalisation des tableaux. Un questionnement du recouvrement y a lieu, avec des moyens et des formats différents.
L’opacité des tableaux se trouve ici rompue par la sensibilité du support, qui garde la trace du geste, selon une volonté
affirmée de « rentrer dans l’épaisseur de la peinture ». Des couleurs préparées pour les tableaux peuvent en être le point de départ, mélangées à nouveau, versées à même le papier. Une succession de recouvrements et de transparences, selon une écriture à chaque fois différente, vient signifier la surface, tout en laissant entrevoir les passages de couleurs antérieurs.


Le monde de Bernar Venet. Venet in context

Textes de Thierry Davila, Alain Mousseigne et Bernar Venet
Entretien avec Jérôme Sans

24 x 28 cm, 152 pages, 140 illustrations, reliure intégra
30 € - ISBN : 978-2-35906-045-4
Bilingue français / anglais
Coédité avec les Abattoirs, Toulouse

Découvrir la collection personnelle de Bernar Venet ouvre un monde où s’articulent les données fondamentales de ses propres créations :
la transcription du concept et de l’idée dans la matérialité de l’œuvre. Cette collection témoigne vertigineusement d’un goût particulier
pour l’expression de la sobriété, « un art du contenu plus que de la surface », aime à dire Bernar Venet. Elle rassemble les œuvres de
plus de cinquante artistes qui sont autant de ténors dans l’histoire de l’art de la seconde moitié du xxe siècle, les plus fameux représentants
du Nouveau Réalisme, du minimalisme et de l’art conceptuel avec lesquels Venet n’aura cessé d’échanger et de construire
entre Nice et New York, entre Europe et États-Unis.


Guillaume Pinard. Tomate

Textes de Charles Darwin

20 x 26,5 cm, 32 pages, 20 illustrations, 2 piqûres métal
10 € - ISBN : 978-2-35906-043-0
Coédité avec la galerie Anne Barrault, Paris

C’est en empruntant à l’esthétique de l’enfance que Guillaume Pinard s’applique à la tâche et s’aventure dans l’adipeux de l’épreuve
à l’huile. Il crée des motifs radiants, exaltés, vifs. De façon volontairement scolaire, il les encadre de perspectives élémentaires et étroites.
Il les isole dans une sorte de contenant sans emballage, une boîte ouverte sûrement pas par accident, pour dévoiler le « Oups, désolé !
Moi, c’est aussi ça ! » de leur nature cachée. Qu’ils soient lapin solaire, adepte du jus de trombine, cheval à la fierté membrée, vierge
entendant méchamment le rester ou vase sévèrement fleuri, les figures de Guillaume Pinard révèlent son obsession de la lisibilité.



Anne Durez. Année lumière

Textes de Jean-Marc Huitorel et Gilles A. Tiberghien

21,5 x 21,5 cm, 96 pages, 80 illustrations, broché
25 € - ISBN : 978-2-35906-040-9
Bilingue français / anglais
Coédité avec le musée Calbet, Grisolles ; Le Granit, Belfort ; le Centre de photographie, Lectoure ;
Les églises, Centre d'art contemporain de la ville de Chelles et La Galerie du Dourven


Anne Durez, photographe et vidéaste, réalise des portraits, des vues de paysages naturels et d’espaces urbains. Son travail obéit à des gestes
et des processus ritualisés, destinés à capter des états d’instabilité, que l’artiste observe, stimule par la fatigue ou l’attente, et transcrit
dans ses œuvres. Le calme apparent des images produites laisse progressivement apparaître un tremblement, une vibration qui est toujours
le prémisse d’un basculement vers l’incontrôlable. Ce sont les franges, ces seuils entre un état de conscience et d’inconscience, ces moments
de flottements qu’investit Anne Durez : portraits de gens au réveil, paysages à l’aube... ces états d’entre-deux, ces espaces de temps indéfinis.
L’instabilité de la lumière et du temps, l’identité, le corps pris dans des situations qui ne cessent de le mettre à mal sont des préoccupations centrales
dans sa production.


Marcel Dinahet. 1990-2010

Textes de Dominique Abensour, Larys Frogier, Jean-Marc Huitorel, Louise O’Hare, Gilles A. Tiberghien

17 x 23 cm, 304 pages, 200 illustrations, broché sous jaquette
38 € - ISBN : 978-2-35906-039-3
Bilingue français / anglais
Coédité avec La Criée, Rennes ; le Conseil général du Val d’Oise ; le Frac Alsace ; le Frac Bretagne et le Centre régional
d’art contemporain, Sète


L’œuvre de Marcel Dinahet est étroitement liée au littoral. Depuis le début des années 80, il en parcourt les paysages terrestres et sous-marins
avec une caméra vidéo. Si ses premiers travaux abordaient plus spécifiquement – et de façon originale – la sculpture, avec des expériences
d’immersion d’objets, le passage au médium vidéo marque pour l’artiste l’aboutissement d’une recherche. Du Cabo da Roca, au Portugal,
au Cape Wrath, au nord de l’Écosse, Marcel Dinahet a construit un itinéraire à partir de cartes marines, avec une attention toute particulière
accordée au trajet précédant l’arrivée à destination. Car l’objectif est, pour l’artiste, de filmer à chaque étape les fonds marins et le travail
préparatoire mené sur place pour prendre la mesure des données climatiques et de l’identité du site.





Louis Bouquet
Le peintre, le poète et le héros


Texte : Philippe Dufieux et Jean-Christophe Stuccilli

20 x 24 cm, 200 pages, 160 illustrations, broché
38 € - ISBN : 978-2-35906-042-3

Il est peu d’artistes contemporains qui peuvent s’enorgueillir d’avoir couvert à fresque près de 700 m2 sur les chantiers les plus prestigieux de l’entre-deux-guerres en s’associant la complicité d’architectes de renom. À lui seul, le décor consacré à l’Afrique noire du salon Paul Reynaud du musée des Colonies suffirait à la gloire de Louis Bouquet (1885-1952).
Mais si les grands décors de l’artiste forment la partie la plus visible de son œuvre et firent sa célébrité, le reste de sa production picturale reste en réalité entièrement à découvrir. Il est vrai que Bouquet ne connut jamais de succès de galerie, bien que de nombreuses manifestations individuelles ou collectives aient jalonné sa carrière.
Philippe Dufieux nous invite à suivre l’artiste depuis ses premières œuvres symbolistes et nabies, élaborées sous l’égide de Marcel Lenoir et de Maurice Denis, en passant par la maturation d’un art original et synthétique, jusqu’à son épanouissement sur les vastes surfaces murales offertes par l’architecture au début des années 1930. Peintre, dessinateur, portraitiste, graveur, illustrateur... Symboliste, nabi, cubiste, expressionniste, classique enfin... Son œuvre rassemble en lui toutes ces écoles en les dépassant souverainement.


Ciel, piège, pièces
Erwan Le Bourdonnec


Texte : Morad Montazami

42 x 21 cm, 36 pages (dépliant 17 volets), 80 illustrations, cartonné contrecollé, toilé
39 € - ISBN : 978-2-35906-038-6

Peintre mais aussi architecte, Erwan Le Bourdonnec s’interroge depuis longtemps sur la notion de paysage. Partant du constat qu’il n’y a pas de paysage sans horizon, il pose au centre de ses préoccupations le ciel et la perception que nous en avons.
Livre circulaire – en écho à la forme de la terre et du ciel –, Ciel piège pièces est axé autour d’un travail qui n’a été que très peu vu car temporaire et situé sur l’île d’Hoëdic dans le Morbihan. Le Piège à ciel, cette rotonde formée par des châssis de bois, sculpte notre point de vue sur l’infini et invite à la contemplation. Le ciel pénètre dans la structure ; en entrant dans le piège, l’homme habite alors le ciel. L’artiste encadre, recadre, décadre le ciel ; son intervention sur les pièces du piège donne à voir le pouvoir de la lumière. Autour de ce travail central, différentes pistes de réflexions sont offertes avec la complicité de Morad Montazami, critique, qui signe les textes, et des photographes David François et Alexandre Tabaste.


Dans les forges du Daïmon
Journal des Fastes

Textes : Jean-Paul Marcheschi, Jacques Roubaud

18 x 25 cm, 128 pages, 60 illustrations, cartonné contrecollé
45 € - ISBN : 978-2-35906-036-2
Inclus un cd audio
Lecture à deux voix du poème Les Fastes du Daïmon
par Jacques Roubaud et Jean-Paul Marcheschi

L’exposition intitulée Les Fastes – Jean-Paul Marcheschi (6 juin 2009 - 14 février 2010, musée départemental de Préhistoire
d’Île-de-France, Nemours), aura traversé toutes les saisons et se sera achevée par la grande métamorphose blanche de la neige.
Le propos de l’ouvrage est de revenir sur le long cheminement de son élaboration : photographies des moments clés de la fabrication
de l’œuvre des Fastes, notes, études et dessins préparatoires de l’artiste, Jean-Paul Marcheschi.Le texte du catalogue de l’exposition,
précédemment publié, fut confié à Jacques Roubaud – « compositeur de mathématique et de poésie ». Mieux qu’un texte critique,
il en ressortit un livre : long poème, mystérieux et profond, intitulé Les Fastes du Daïmon. L’un des plus complexes, des plus soumis
à contrainte qu’il ait jamais eu à composer. C’est avec enthousiasme qu’il a accepté de rendre publique sa propre materia prima – strates d’écriture, trames des
nombres, diagrammes qui précédèrent la rédaction définitive de son œuvre. Genèse d’un poème, genèse d’une exposition sont le dessein principal de ce livre.

Delphine Balley
Histoires de familles

Texte : Gwilherm Perthuis. Entretien avec Isabelle Bertolotti

21,5 x 27 cm, 112 pages, 90 illustrations, cartonné contrecollé
Bilingue : français / anglais
25 € - ISBN : 978-2-35906-027-0
Édité avec le soutien de l'Agence culturelle Dordogne-Périgord, la Région Rhône-Alpes, le Conseil général de la Drôme et la ville de Lyon

Les séries photographiques de Delphine Balley reconstituent et théâtralisent faits divers, scène familiales, scènes d’avant ou d’après crime,
histoires vraies avec une extrême minutie, un goût prononcé pour le motif et le détail. Ces saynètes, métaphores du quotidien, sont autant
de huis clos hors du temps qui mêlent savamment réalité et fantastique. La singularité créatrice de l’artiste transporte le spectateur
dans un univers insolite, étrange, inquiétant, parfois dérangeant, mais toujours empreint d’humour et de dérision. Delphine Balley
armé de son appareil photographique navigue entre la chronique, le journalisme, la narration, le conte ou encore le cinéma. De ses multiples
influences (Velasquez, Goya, Ellroy, Kubrick), elle tire un regard particulier, reconstituant ainsi, par le truchement des cadrages, des lumières
et des savantes mises en scène, des tableaux aussi classiques que novateurs.


Nicolas Guiet
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Texte : Karim Ghaddab

16,5 x 22,5 cm, 32 pages, 22 illustrations, broché
Bilingue : français / anglais
15 € - ISBN : 978-2-35906-034-8
Coédité avec la galerie Jean Fournier, Paris

Nicolas Guiet utilise des espaces inattendus et inusuels pour y créer et déposer ses œuvres, des œuvres entre peinture et sculpture. 
Ce jeune artiste aux multiples influences (Buren, Mosset, Parmentier, Toroni, Supports-Surfaces, Donald Judd, James Turrell)
recherche la rupture visuelle et spatiale au travers de couleurs vives et pop et d’objets plastiques aux formes
détournées. Jouant avec dextérité des notions de vides, pleins, angles, coins, haut ou bas, il en résulte un dynamisme
et une ergonomie qui lui sont propres. Au bord de... telle semble être la position qu’occupent ses œuvres, à la frontière
de l’abrupt, de la douceur, de la chute et de l’équilibre. 


Raphaëlle Ricol

Texte : Philippe Dagen

24 x 29 cm, 168 pages, 100 illustrations, cartonné contrecollé, toilé
Bilingue : français / anglais
30 € - ISBN : 978-2-35906-026-3

Coédité avec l’Abbaye d’Auberive et la François Pinault Foundation

Pas une goutte de sang dans les toiles de Raphaëlle Ricol, et pourtant quelle violence s’en dégage : ça grince, ça écorche,
ça fait mal. Son œuvre questionne et dit la guerre, les souffrances, l’incapacité des êtres à communiquer : un regard acéré
et sans compromis. Raphaëlle Ricol est sourde ; son impossibilité de dire, elle l’exprime dans ses toiles et dessins.
Pour traduire sa perception du monde, elle expérimente toutes les possibilités de la peinture figurative. Le corps y occupe
une place centrale, un corps en tension qui tente de résister aux forces qui le contraignent. Ces êtres immergés dans
la matière sont prisonniers de leurs chairs autant qu’il le sont de la peinture.


Arnold Schönberg
Visions & Regards

Textes : Martin Kaltenecker, Marcella Lista, Christian Meyer, Alain Mousseigne, Stéphane Roussel

12,9 x 20,9 cm, 80 pages, 60 illustrations, broché, couture Singer, sérigraphies
18 € - ISBN : 978-2-35906-028-7

Coédité avec les Abattoirs, Toulouse


Le compositeur viennois s’engage dans l’atonalité, largue les amarres de l’écriture traditionnelle et de ses repères.
Dès 1907, il entame un travail de peintre. Bien plus que l’œuvre d’un artiste amateur, les tableaux hautement expressifs
saisissent tantôt des regards, des caricatures, des paysages ou encore des représentations de personnalités de son entourage.
Au centre de ce magnifique ensemble, prend place une série d’autoportraits qui semblent décrire toute sa vie intérieure.
Singulière galerie expressionniste, les peintures d’Arnold Schönberg apparaissent comme autant de témoignages de ce début
du xxe siècle, où la musique et la peinture ne cessent de se répondre pour avancer dans la modernité.


Pierre Mabille
Récits

Texte : Olivier Kaepellin
19 x 21,5 cm, 48 pages, 30 illustrations, broché
18 € - ISBN : 978-2-35906-031-7

Coédité avec la galerie Jean Fournier, Paris

Depuis près de quinze ans, Pierre Mabille utilise et décline systématiquement un seul et même motif formel, oblong,
un losange arrondi qui caractérise sa peinture. Progressivement, un ensemble éclectique de mots, d’images et d’objets
évoquant cette forme s’est constitué dans les marges de son travail pictural. Si l'artiste a choisi ce dispositif, c'est avant
tout pour créer les conditions d'une exploration la plus large possible du champ coloré. Toute la tension de l'œuvre de
Pierre Mabille réside dans cet équilibre toujours questionné entre répétition et mise à jour des différences : elle est
indissociable de ce qu'il a baptisé l'Antidictionnaire, terme repris à Jean-Marc
Huitorel, et dont un court extrait est présenté dans cet ouvrage.



La collection égotique
Abbaye d’Auberive
Morceaux choisis

Texte : Philippe Dagen ; Postface : Jean-Claude Volot

20 x 23,5 cm, 128 pages, 85 illustrations, broché, grands rabats
25 € - ISBN : 978-2-35906-029-4

Coédité avec l’Abbaye d’Auberive

Longtemps, les collectionneurs d’art contemporain ont été ignorés tant qu’il était convenu qu’il revenait aux institutions
étatiques à vocation culturelle de procéder aux acquisitions qui s’imposaient. La tendance semble s’être inversée : ils sont
désormais des acteurs de premier plan de la vie artistique. Car la collection privée prend des libertés que le modèle
institutionnel s’interdit. C’est le cas de celle qu’a réunie Jean-Claude Volot depuis une trentaine d’années, conservée
et exposée à l’Abbaye d’Auberive. Près de mille pièces – peintures, dessins, sculptures, photographies, etc. – dont l’ouvrage
ne présente qu’un extrait. On découvre ensemble Boix-Vives et Combas, Rebeyrolle et Bettencourt, Pons et Ricol, Pencréac’h
et Nitkowski, Chaissac et Music...

Grisha Bruskin
Alefbet

Textes : Yevgeny Barabanov, Grisha Bruskin, Boris Groys

29,5 x 24 cm, 192 pages, 200 illustrations, cartonné contrecollé
Bilingue : français / anglais
30 € - ISBN : 978-2-35906-024-9

Coédité avec le musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, Paris

Alefbet est une immense tapisserie de 3 x 11 mètres, réalisée dans la plus pure
tradition par des liciers russes : peuplée de 160 personnages issus de la mythologie, de la Bible,
de la Kabbale, du folklore, elle est un palimpseste, un message, le fragment d’un livre destiné
à être continué, interprété, commenté. Le fond de l’œuvreest constitué d’un manuscrit ; sur ce texte,
indéchiffrable ou raturé, tiré du Tanya, livre fondamental de l’hassidisme, figurentdes personnages qui ont en commun
un tallit et une kippa. Il n’y a pas d’action ni de confrontation. Ce n’est pas un théâtre ni une parade mais plutôt une
collection. Chaque personnage est porteur d’un accessoire. Il devient une figure symbolique.


Marc Desgrandchamps
Fragments d’un modernisme aléatoire

Textes : Richard Leydier, Loïc Bodin

21 x 24 cm, 96 pages, 80 illustrations, cartonné, découpe 1er plat
Bilingue : français / anglais
25 € - ISBN : 978-2-35906-021-8

Coédité avec la galerie Pictura, Cesson-Sévigné et la galerie Bernard Zürcher, Paris

« Je crée avec des bribes de mémoire […] je dispose des pièces sans identité (figures, objets et paysages) que je mets
dans une certaine lumière pour en faire des pièces à conviction. Il y a des disparitions – ces corps plus ou moins tronqués
ou traversés par l’horizon du paysage – mais qui sont parfaitement réversibles : ce sont aussi bien des apparitions. »
Ces propos de Marc Desgrandchamps racontent ses Peintures récentes, évanescentes, mystérieuses, voire inquiétantes.
En peignant des corps fantomatiques et des objets morcelés dans des scènes au temps suspendu, il nous renvoie l’image
troublante d’un monde au bord de l’implosion.

Le bunker de Stéphane Pencréac’h

Texte : Richard Leydier
26,3 x 18,6 cm, 60 pages, 70 illustrations, cartonné contrecollé
25 € - ISBN : 978-2-35906-030-0

Coédité avec Éditions CGB galerie, Honfleur

Stéphane Pencréac’h s’est vu confier une carte blanche par le fondeur Régis Bocquel pour réhabiliter l’intérieur d’un bunker
de la Seconde Guerre mondiale juché sur le falaises de Fécamp. L’artiste a tout investi : fresques, mosaïques, sculptures
vous cueillent. Le temps semble arrêté ; l’histoire réécrit l’histoire. L’ouvrage, présenté comme un work in progress, revient
en images sur toutes les étapes de la réalisation artistique. En parallèle, se déroule une fiction de Richard Leydier ayant pour
toile de fond la vie dans un bunker-lupanar.



Le blockhaus de Dado
Fécamp 2003-2006

Textes : Claude Louis-Combet et Yanitza Djuric
26,3 x 18,6 cm, 60 pages, 70 illustrations, cartonné contrecollé
25 € - ISBN : 978-2-35906-035-5

Éditions CGB galerie, Honfleur

L’artiste Dado s’est vu confier une carte blanche par le fondeur Régis Bocquel pour réhabiliter l’intérieur d’un bunker
de la Seconde Guerre mondiale juché sur le falaises de Fécamp. Corps dénaturés, sihouettes hurlantes, membres épars,
ossements... Des dessins à même le béton, des bribes d’enfance, un étrange bestiaire. Dado renouvelle quelque chose
de la tradition rupestre, laquelle vient se confondre avec une histoire plus récente, que le chemin de l’artiste – né en 1933 –
a croisé.


Marie Orensanz
« Tout ce qui se voit et tout ce qui est caché »

Texte : Christine Frérot

20 x 24 cm, 56 pages, 60 illustrations, broché avec grands rabats
20 € - ISBN : 978-2-35906-025-6
Coédité avec la Maison de l’Amérique latine, Paris

C’est dans le choix ambitieux de la liberté que s’inscrivent la sensibilité et le sens profond de l’œuvre de l’artiste
franco-argentine Marie Orensanz. Son travail s’observe et s’analyse à partir du postulat inlassablement invoqué
: « être libre ». Son univers profondément conceptuel aborde les questions du sens des choses, du langage, de l’infini
à travers des installations, sculptures, photographies et dessins, qui mettent en scène des fragments (de marbres,
de phrases, de plantes). La démarche de Marie Orensanz s’inscrit dans une recherche de dialogue avec le lecteur-spectateur.
Un message subtil, parfois subliminal, jamais emphatique, toujours présent, traverse ses œuvres, dans lesquelles
se conjuguent texte et matière, pensée et forme, vide et plein.